Les rats quittent le
navire !
Pourtant tous ceux-là qui critiquaient vertement Fillon avant
les Primaires s’étaient ralliés avec un enthousiasme assez
plaisant à regarder.
Au moins Juppé et Sarkozy, rendons-leur cet hommage, ont tiré les leçons
du désaveu essuyé lors du vote des militants en restant extrêmement discrets dans leurs
manifestations d’enthousiasme pour soutenir Fillon.
Les Lemaire, les
Solère et tant d’autres qui s’étaient jetés au pied du nouveau
chef pour bénéficier de ses futures faveurs ne furent même pas ébranlés ou alors si peu et
insuffisamment pour se retirer sur la pointe des pieds par les révélations du « Canard enchaîné » .
Le député
sarkoziste Georges Fennec s’est alors trouvé bien
seul avec quelques rares amis au début quand il proposait un plan de sauvegarde.
Moqué ou
traité comme un renégat, il fut d’abord contraint de la mettre en
veilleuse.
Aujourd’hui que fondamentalement rien n’a changé,
Fillon est toujours aussi coupable de manquements à l’éthique
mais apparemment, maintenant que la perspective de l’échec a très lentement atteint ces zones
de leur cerveau où se nichent l’instinct de survie, de plus en plus
de barons s’abandonnent au courage de fuir le Titanic, croyant
sauver leur peau en abandonnant leur capitaine au triste sort qu’ils
prévoient.
Le problème c’est
que la solution de salut public à laquelle ils croient ou feignent
de croire, Alain Juppé, a obtenu un score médiocre voire minable aux
Primaires et qu’il est donc loin de susciter l’adhésion de ceux
qui ont fait confiance à Fillon pour d’autres raisons que sa bonne
mine aujourd’hui bien endommagée.
Les derniers grognards se compteront
au Trocadero en espérant faire mentir les chacals qui hurlent
maintenant à la mort et, si leur champion venait à céder sa place, il n’est pas sûr qu’ils embraieraient volontiers pour un Juppé
dont ils pensent pis que pendre..