@rosemar
Pas d’inquiétude Rosemar, on se détend. ^^
Meme si bien sur le problème est grave et multiple.
Oui les profs se retrouvent à devoir gérer, des fois, des élèves défoncés.
Je ne vais pas me perdre en conjectures, ni faire de la provocation anti système ou anti education nationale en partant de cette thématique, car cela serait malhonnête un peu, et surtout c’est un autre sujet, et qui est bien vaste également.
Le sujet étant ici la consommation de produits par des mineurs, il est important de re contextualiser la problématique et d’en dresser le « portrait robot ». A savoir : définir le cadre du traffic international de drogue (entre autres).
Au collège l’alcool mais aussi le cannabis sont déjà là. Partout. Aux soirees, mais aussi lors des pauses et récréations. Lors des sorties de groupes meme.
Sont-ce les têtes blondes qui gèrent le traffic ? Qui sont en recherche ACTIVE de produits ?
Ou bien pouvons nous nous regarder en face et accepter (mauvais choix de mot ici je l’admets) le fait que ce sont bel et bien des gens qui ont un « business plan » très au point et qui littéralement mettent les produits dans les mains de ces memes fameuses têtes blondes ?
Au lycée un ami à moi recevait de la cocaine a l’oeil, le dealer un peu stupide aussi mais plutôt vicieux tout de meme, lui donnait la cocaine. Cadeau. Ca a duré le temps que ca a duré. Heureusement cet ami avait la tete sur les epaules et s’est bien rendu compte du piège tendu... il a fini par jeter sa « conso » aux toilettes et par couper les ponts avec le type. Cette anecdote a deux balles pour illustrer le fait que la drogue vient à l’enfant. La drogue vient au mineur. Et en plus avec cette approche vraiment tendancieuse, car cela ressemble fortement au fruit défendu qu’un « mec cool » te fait découvrir. Effets pervers associés inclus.
Dans ce meme lycée, des années plus tard, il s’est avéré que le proviseur a été inculpé pour détournements de fonds, et pour non dénonciation de traffic de drogue pratiqué au sein de son établissement.
Dejà ados cela nous choquait qu’un proviseur puisse être une telle double face, car oui ce meme homme bien sur se présentait sous des jours immaculés bien évidemment... En grandissant on voit très vite que le système français entier repose sur ces « non dits », sur cette omerta. La défonce est partout, Chirac sen a consommer plein de la cocaine avant ses meetings ou afin de garder la « patate », ensuite on pousse les enfants a consommer et pas uniquement en les berçant de médiocrités qui les pousserait à chercher un échappatoire (ce qui en soi pourrait en effet être un déclencheur suffisant), mais bel et bien en leur mettant les produits dans les mains, directement.
Faudrait-il un permis de se droguer ? De consommer tel ou tel produit ?
Il est vrai que selon certaines personnes, il est plus conseiller de fumer un joint que de se la coller a l’alcool, pour d’autres ce peut être l’inverse.. L’idéal étant d’éviter d’abuser de ces produits évidemment. Mais aussi et surtout de retarder la consommation le plus possible. Voila le vrai challenge je pense. Et le vrai moyen de limiter la casse.
Le fait indéniable dans tout cela est que ces produits existent, que le marché existe, qu’il est fructueux pour ceux qui l’ont organisé et avilissant et mortifiant pour ceux qui en sont les pantins, les dindons de la farce.
Comme on disait dans certains quartiers : celui qui n’a pas sa drogue, c’est comme si il avait gagné au loto.
Car l’argent généré par ce genre de business est colossal.. et meme des bourses proches de l’interdit bancaire ne rechignent plus à se vider dès lors que la dépendance entre dans l’equation.
Consumérisme. Hypocrisie des gouvernants. Marché noir. Crime organisé.
Ce sont les choses sur lesquelles devrait travailler de façon totalement transparente un organisme indépendant soutenu par les forces de police (transparente tout autant) ou que sais-je, c’est une priorité je pense.
Car les enfants morflent. Et les professeurs sont bien perdus comme on le voit ici. Ca ne devrait pas être leur travail de gérer des gamins défoncés. La classe n’est pas un CAARUD. Mais, mais, mais, car oui il y a tout de meme un « mais » que j’aimerais préciser ici :
des gamins qui fument qui boivent pour braver l’interdit est une chose. Des gamins qui se la collent et qui se déscolarisent c’est autre chose. La différence ? L’isolement, et l’influence extérieure. Le reflet des adultes. l’exemple de la société. une autre difference : les consequences sur les décennies suivantes. dans la vie de cet enfant.
La réalité ?
Ca vend des feuilles à rouler de 10cm dans les tabac.. Qui fume des clopes roulées de 10cm ?
C’est donc bel et bien dans l’optique de rouler des joints que ces feuilles sont vendues.
Les cartons prédécoupés pour faire des filtres. Les « bangs » les pipes à eaux meme, tout cela dans des tabacs.
Les bars a chichas où on tolère gentiment la consommation de cannabis glissé entre deux couches de tabac a la pomme... Les rades parisiens qui baissent leur rideau le soir parce que derrière ca se la colle avec des produits illicites, etc. Les émissions télés qui font l’apologie des drogues, du plaisir immédiat, du flash, etc. Les jackass qui boivent de la bière par le cul. Les autres qui se roulent des joints de 3kg, etc...
Notre système est hypocrite. Et cela commence par en haut.
Si en haut il n’y avait pas une telle hypocrisie, alors la population ne jouerait pas a ce jeu de dupes. Et les choses légiférées seraient plus claires, ou en tout cas, je pense que la création d’un cadre réaliste pour la gestion de ce grave problème de société, et de santé publique ne pourrait être que bienvenu.
Mais si les parrains sont biens comme çà, alors tout va bien...
Mais il faut bien reconnaître que tout cela menace réellement les bases de la république et en attendant ces benefices sont générés sur la destruction d’une grande partie de la jeunesse, qui se mange désormais en plus de tout cela la télé réalité et l’abrutissement généralisé. Deja que consommer ces produits a tendance a réduire les facultés cognitives et intellectuelles lorsque la consommation est quotidienne, alors imaginez un peu où peut mener le mélange de toutes ces pratiques. Une masse critique est toujours atteinte au bout d’un certain temps dans ce genre de business car pour le coup la gourmandise des mafieux et des politiques impliqués est au rendez-vous... et en général quand vient le moment où çà craque, ce sont les memes qui se payent un billet pour le soleil et les memes qui restent à crever là où ils ont toujours crevé.
Bref... Bonne nuit.