De
gros malins nous ont persuadés de jeter au rebut notre religion, nos
traditions, notre nation, notre civilisation, tout notre patrimoine
en somme. Ils nous ont convaincus que tout ce fatras était obsolète,
périmé, qu’il fallait s’en délester pour mieux courir vers un
avenir moderne, libéral, libertaire, opulent et infailliblement
radieux. Mais aujourd’hui… l’avenir radieux s’est transformé en un
présent cauchemardesque et nous commençons, mais un peu tard, à
comprendre que nous nous sommes fait pigeonner. Pauvreté, violence,
et puis désespoir, résignation : voilà ce que nous avons
obtenu en échange de toutes les richesses spirituelles de notre
héritage. Les peuples d’Europe ont vendu leur âme pour de la
fausse verroterie en plastique, et c’est eux qui ont payé
l’acheteur.