Article intéressant qui a le mérite de susciter un débat tout à fait pertinent.
Personnellement, je connaissais Villani il y a bien longtemps, par ses cours disponible librement sur Internet, notamment celui d’analyse fonctionnelle. Je pense que ce type est une authentique pointure en analyse, et que de surcroît, il a à cœur de vulgariser sa discipline. Cette vulgarisation passe par un discours géométrique, beaucoup plus élégant pour les profanes.
Je pense qu’il y a, le concernant, une incompréhension sur la nature de ce qu’il professe. Tout d’abord, il ne défend pas les mathématiques en tant que tel mais la recherche en mathématiques. La France a une excellence reconnue en mathématiques, avec des profils tout à fait diversifiés. Villani me semble être légal d’un Kasparov aux échecs, c’est-à-dire qu’il a réussi à vendre médiatiquement une discipline qui était incompréhensible pour les profanes. Cela l’amène à prendre de la hauteur sur la place des mathématiques en général, de la même manière que Kasparov s’est finalement orienté vers la politique et le consulting.
Je vois davantage chez lui une grande curiosité pour découvrir le monde et ses ressorts, et il est tout à fait légitime lorsqu’il prétend qu’un scientifique est aussi compétent que les autres pour gerer la Res publiqua, la chose publique.
Je lis ici et là des des analyses de « marxisme de comptoir » (pour rester poli) qui voient en Villani un valet de la classe possédante . Le défunt Karl Marx se serait tapé le cul par terre devant tant de bêtises… Je rappelle que l’analyse marxiste des classes a été faite pour s’opposer à la théorie libérale Selon laquelle le niveau des salaires étaient librement agréé en fonction de l’offre et de la demande. Marx a contribué à replacer le salaire comme une expression du rapport de force entre les possédants et les exploites.
Voir dans la trajectoire de Villani une quelconque référence À la grille de lecture marxiste me paraît relever d’un dogmatisme doté d’œillieres bien réductrices .,,