Les causes d’un suicide sont multiples. Dans le cas d’une raison financière, la banque n’est pas forcément coupable. Si la personne se met elle-même au fond du trou, c’est la première responsable. Je pense que les lois actuelles qui encadrent les crédits et les dispositions sur le surendettement sont bien faits. Mais, dans les dossiers de ce type que j’ai traité, très souvent la banque est sortie des clous. Dès lors que la personne commençait à se noyer, elle lui a appuyé sur la tête avec notamment des frais gigantesques qui ont transformé une « passe financière difficile » en une « situation irrémédiablement compromise ». Dans ces cas, très fréquents, il faut une enquête pour déterminer la responsabilité du banquier. Quand mon association (l’APLOMB) est informée d’un suicide, nous contactons tout de suite les autorités compétentes pour proposer nos services pour une analyse financière. Chaque fois c’est tout de suite refusé. Et notamment pour les suicides de paysans car ça risque de mouiller leur banque, que je ne citerais pas...