@ Antoine,
Pour la petite histoire, c’est bien ce qu’a démontré l’énorme travail de Claude-Lévis Strauss dans son ouvrage sur Les structures élémentaires de la parenté.
Pour les dégâts psychiques que cette effraction entraîne, je puis confirmer. C’est très exactement ce sur quoi mettent l’accent les travaux de P.-C. Racamier et de ses successeurs. Nous sommes dans une situation de « meurtre psychique » ou de « meurtre d’âme » comme certains auteurs l’ont relevé. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans différents articles qui abordent ce point de façon pluridisciplinaire. On parvient désormais à retrouver des traces de ce « meurtre psychique » au niveau du cerveau et des gènes, grâce notamment au neuroscience et à l’épigénétique.