L’orthographe, comme la grammaire et la ponctuation, n’est utile que si elle permet une compréhension précise de la pensée projetée dans le texte.
Un texte écrit, bien orthographié, avec la bonne ponctuation, est aussi précis qu’un texte oral, bien prononcé avec les nuances que permettent la voix. Il a l’avantage de la conservation.
L’orthographe est une convention nécessaire pour la retranscription lisible de la phonétique des mots.
L’orthographe a une histoire, des racines, qui la lient à l’étymologie des mots. Elle a, parfois, été inutilement compliquée par snobisme ce qui a favorisé la dyslexie, à l’inverse de l’italien plus simple, qui s’écrit comme il se prononce, pour des mots de même origine.
La modernisation nécessaire de l’orthographe visait à sa simplification. Son application généralisée est freinée par le conservatisme de la classe possédante et l’élitisme pédant des intellectuels. Différentiation d’autant plus préjudiciable et efficace que ces classes détiennent le monopole de la sélection sociale.