@Marc Filterman
J’ai lu le début de cette tribune du Monde, écrite par l’inspecteur
général des finances en retraite Patrice Cahart. L’intégralité de l’article est
payante. Manifestement, ce monsieur ne connaît pas grand chose au sujet. Ce
n’est pas parce qu’on est un ancien inspecteur général des finances qu’on est
expert en énergie. Je vois qu’il écrit régulièrement des articles pour lesquels
il est compétent : réforme de la taxe d’habitation, prélèvement de l’impôt
à la source… Là dessus, rien à dire.
Par contre, je lis par ailleurs qu’il est pro-nucléaire et qu’il s’oppose
aussi aux éoliennes. Dans cet article de Ouest-France, daté de 2016, il dit :
« l’éolien est inutile et nuisible. Inutile car la production d’électricité
est excédentaire en France, 11% sont exportés à perte ! Le potentiel
électrique produit par les centrales nucléaires est conçu pour 30 ans, et l’on
peut le prolonger pour 30 ans de plus ».
Cela m’a tout l’air d’un opposant au compteur qui ressort
des arguments bien médiocres. Exemples :
Il écrit : « On voit mal les ménagères programmer
leurs fours, leurs machines à laver, leurs appareils frigorifiques en fonction
du cours de l’électricité ». Comme si nous devions actuellement programmer
manuellement notre chauffe-eau électrique en fonction des heures
creuses/pleines.
« La production et la pose d’un compteur sont évaluées
de 140 euros à 240 euros, selon les sources »… sans les citer !
Enedis indique 140 euros. Les opposants au compteur indiquent 240 euros. Cela
rappelle la polémique sur ce que consomment les compteurs – à ce propos, on
attend toujours vos calculs, M. Filterman.
« La durée des compteurs Linky a été estimée de façon
fort optimiste à vingt ans ». Voici l’ancien inspecteur général des
finances, expert en électronique.
« Une opération perdante pour l’économie
française ». Il ne doit pas savoir ce que sont les smartgrids : il ne
parle pas des économies (estimées par l’ADEME) qui seront réalisées par le
gestionnaire grâce à une limitation des pertes sur le réseau...