Certains historiens considèrent que la professionnalisation
de l’armée romaine a conduit Rome à sa perte, avec l’abandon de la fonction
militaire aux Romains déclassés puis aux barbares nouvellement citoyens, quand
ceux-ci se retournèrent contre la « cité ». En fait, tout dépend au service de quelle
politique et de quelles institutions est placée cette professionnalisation. Ce
qui a posé un problème à Rome, c’est moins l’armée que l’avènement de la
monarchie militaire, avec ses coups d’état et l’absence de réels
contre-pouvoirs, ce qui n’est pas le cas en France aujourd’hui, comme pourrait
vous le confirmer le général De Villers. En fait, seule une armée de milice comme
celle de la Suisse serait en pleine cohérence avec une position souverainiste
comme celle que vous semblez avoir adoptée. Or la politique étrangère française
actuelles ne repose ni sur la neutralité
armée ni sur le « non-alignement » (OTAN, UE) comme c’est le cas pour la Suisse.
Il faudrait peut-être commencer par là plutôt que de stigmatiser les p’tits
beurs.