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Surya 11 novembre 2017 20:15
Surya

« Une théorie philosophico-historique dit que la guerre serait née avec la sédentarisation » 


Ca semble en effet logique quand on voit que de très nombreuses guerres sont liées à la violation de frontières. On peut en effet se dire qu’un monde sans frontières, où les être humains circuleraient aussi librement que circulent les animaux, n’aurait plus de raison valable de connaître des guerres. 

Cependant, il me semble qu’il faut tout de même considérer la notion de territoire, et pas seulement celle de frontières tracées. Les grandes invasions de l’histoire ne trouvaient-elles pas leur prétexte dans une volonté de conquérir du territoire, au delà de toute notion de frontière établie et cartographiée ? J’aimerais bien le savoir. Je connais très peu l’histoire, donc ce n’est qu’une idée qui me passe par la tête. 

De même, sur le principe, un peuple, même nomade, vivant confiné sur une île, donc dont la liberté de mouvement est limitée aux frontières naturelles de leur territoire, pourrait avoir un jour un « excellent » prétexte à vouloir conquérir de nouveaux territoires, pour y loger une population grandissante. Le besoin d’expansion, donc les guerres, nait aussi d’une augmentation de la population.

Et c’est là qu’on se dit qu’en effet, réguler le nombre d’habitants sur Terre, ce n’est rien d’autre que montrer qu’on est capable d’une bonne gestion de notre planète. Nous ne sommes propriétaires de rien du tout, juste les gestionnaires d’une planète que nous avons reçue en héritage. Pour l’instant, la gestion est catastrophique.

Je suis allée écouter plusieurs fois le Dalai Lama, la première fois c’était je sais plus quand, au début des années 90 à la Mutualité. Une excellente conférence (peut-être la meilleure de ses confs à laquelle j’ai assisté) où il a parlé, entre autres, du problème de surpopulation. 

A l’époque, l’idée de réguler la population terrienne semblait acceptée, en tout cas semblait faire son chemin dans les esprits. 

Et puis tout à coup, en effet, elle est devenue taboue, on se demande bien pourquoi. Pire, on se faisait (on se fait encore parfois...) insulter quand on osait évoquer cette idée. Il ne fallait surtout plus dire que la Terre est (déjà) surpeuplée, et qu’elle risque de le devenir encore plus, que cela va créer des problèmes quasi insolubles... 

Tout à coup on a eu l’impression qu’il y avait une sorte de « contre-idée » qui avait été imposée à coup d’insultes si on osait évoquer, seulement évoquer, le thème de la surpopulation, comme si des gens voyaient en l’idée de réguler la population mondiale une menace contre leurs intérêts propres. 

On nous sort maintenant toutes sortes de solutions fouareuses pour essayer de nous prouver que si, si, la Terre pourra nourrir et loger sans aucun problème (! !!) 15 ou 20 milliards de gens... Déjà qu’on n’arrive pas à nourrir correctement et sainement 7 milliards de personnes... sans parler de loger toutes ces personnes, (on va faire quoi, raser tous les coins de nature encore intacts pour couvrir la planète entière de villes et de building à 450 étages ?) mais c’est pas grave, on est des crétins et on a pas compris que 7 ou 10 milliards de plus, ça n’a aucune importance, on y arrive pas maintenant, mais dans le futur, on y arrivera... 

Et trouver un moyen de gagner sa vie, en d’autre termes de subsistance, pour tout le monde ? On fera comment ? Mais si, mais si, c’est possible... 

Ces personnes mettent la tête dans le sable et refusent tout bonnement de voir que la Terre n’aura pas les ressources suffisantes pour nourrir tout le monde.  Pourquoi ? Parce qu’elle n’a déjà plus à l’heure actuelle de ressources suffisantes, parce que le climat part en vrille (par notre faute, faut-il le rappeler), parce qu’on a saccagé la nature, tué les animaux au lieu de les protéger, pour leur ivoire (tenez Madame, un beau bijou en ivoire, on a tué un éléphant rien que pour vous, petite Princesse) pour faire des cendriers avec des mains de gorille, pour ceci ou cela... et j’en passe)...

Mais SI, c’est possible, répètent-ils inlassablement. Et puis c’est pas grave, même si les solutions, on les a pas encore, ben on les trouvera... 

Quitte à devoir partir vivre sur une autre planète. Au moins, ceux qui avancent cette idée comme solution reconnaissent implicitement que la Terre ne pourra pas supporter une telle population humaine, puisqu’il faudra qu’une partie d’entre elle s’exile ailleurs. C’est déjà ça de le reconnaitre, même implicitement... 



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