Faire référence à
Pamela Anderson est à tout le moins osé pour entamer un exercice
de dédiabolisation relative de cet affreux bonhomme, Weinstein, dont
on découvre presque subitement qu’il avait du tempérament et un
instinct de prédateur.
Si l’on en croit
leurs déclarations du moment, certains savaient mais ne jugeaient
pas utile de risquer un procès ( ou leur carrière ) pour faire part de leur vertueuse
indignation.
Les mésaventures du personnage providentiellement mis à terre libèrent leur parole dont ils usent et abusent.
Certes la plupart de
ses victimes ( il y a probablement beaucoup d’autres qui ont la
décence de ne pas se joindre à l’hallali ) ont pris un certain
temps à se remettre les idées en place : elles étaient sans
doute tellement estomaquées, si l’on peut dire, qu’elles ne
trouvaient pas à l’époque les mots pour le dire et qu’il leur
fallu une longue maturation ( parfois des années ) pour enfin se
faire un chemin jusqu’à leur bouche.
Trève de
plaisanteries, chacun connaît les us et coutumes de certains milieux
( d’ailleurs plus nombreux que l’écume qui est au goût du jour
)et les voies et moyens utiles à promouvoir une carrière.
Elles doivent être
rares les carrières cinématographiques qui n’ont pas vu leur
essor favorisé par des accommodements avec ce que les bonnes
manières réprouvent.
Le fait de s’en
plaindre au faîte de sa carrière est une manifestation où
l’indécence le dispute à la sottise.