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Elliot 4 décembre 2017 17:02
Elliot

Faire référence à Pamela Anderson est à tout le moins osé pour entamer un exercice de dédiabolisation relative de cet affreux bonhomme, Weinstein, dont on découvre presque subitement qu’il avait du tempérament et un instinct de prédateur.

Si l’on en croit leurs déclarations du moment, certains savaient mais ne jugeaient pas utile de risquer un procès ( ou leur carrière ) pour faire part de leur vertueuse indignation.

Les mésaventures du personnage providentiellement mis à terre libèrent leur parole dont ils usent et abusent.

Certes la plupart de ses victimes ( il y a probablement beaucoup d’autres qui ont la décence de ne pas se joindre à l’hallali ) ont pris un certain temps à se remettre les idées en place : elles étaient sans doute tellement estomaquées, si l’on peut dire, qu’elles ne trouvaient pas à l’époque les mots pour le dire et qu’il leur fallu une longue maturation ( parfois des années ) pour enfin se faire un chemin jusqu’à leur bouche.

Trève de plaisanteries, chacun connaît les us et coutumes de certains milieux ( d’ailleurs plus nombreux que l’écume qui est au goût du jour )et les voies et moyens utiles à promouvoir une carrière.

Elles doivent être rares les carrières cinématographiques qui n’ont pas vu leur essor favorisé par des accommodements avec ce que les bonnes manières réprouvent.

Le fait de s’en plaindre au faîte de sa carrière est une manifestation où l’indécence le dispute à la sottise. 



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