En premier lieu, la question de l’indice de fréquentation des agoras est prédominante chez ceux qui sont sceptiques, pour ne pas dire hostiles, à la démocratie directe.
Le fait que la mobilisation citoyenne volontaire et spontanée dénommée Nuit Debout se soit essoufflée (...) ni même un signe que les assemblées législatives locales qui constituent le socle de la démocratie directe subissent le même sort.
Vous avez des contre-exemples à proposer ?
Cette précarité de la logistique est naturellement l’une des raisons de l’extinction de l’expérience Nuit Debout, l’autre raison étant le fait qu’il n’y avait aucune possibilité de donner une suite juridique aux pistes identifiées pendant les débats.
La précarité des lieux a joué dans l’échec de Nuit Debout, certes, mais c’est aussi la conséquence de l’inaction du groupe qui n’a pas non plus cherché à se doter d’un lieu aménagé plus à même de pérenniser le mouvement.
Quand aux suites juridiques, il était loisible au mouvement de se donner les moyens en investissant le champ politique et électoral pour accéder aux postes pouvant leur permettre de peser sur les décisions.
En comparaison de ce chiffre, les législateurs actuels sont au nombre de 577 (députés) + 20 (ministres) + 100 (préfets) + 30 (technocrates divers), soit environ 700 personnes, c’est à dire 300 fois moins.
Hum, c’est complètement faux. Outre les députés, il y a aussi les sénateurs. De plus, ni les ministres, ni les préfets, ni les « autres » ne font partie du lot des législateurs, mais ce sont des membres de l’ exécutif !
Sincèrement, comment voulez-vous être pris au sérieux si vous ne savez pas cela ? On apprends cela en 6è !
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