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Philippe VERGNES 10 décembre 2017 16:05

@ clément dousset,


Ne prenez nullement ombrage des polémiques qui peuvent apparaître sous vos articles, tout du moins en ce qui concerne mes interventions, car je ne puis parler qu’en mon nom.

Comme vous j’étudie la conscience, mais sous un autre de ses aspects. Et je m’en explique :

Dans son introduction à la pensée complexe, Edgar Morin a écrit cette remarque fort judicieuse à mon sens pour définir la complexité :

« Première étape de la complexité  : nous avons des connaissances simples qui n’aident pas à connaître les propriétés de l’ensemble. Un constat banal qui a des conséquences non banales  : la tapisserie est plus que la somme des fils qui la constituent. Un tout est plus que la somme des parties qui la constituent. Deuxième étape de la complexité : le fait qu’il y a une tapisserie fait que les qualités de tel ou tel type de fils ne peuvent toutes s’exprimer pleinement. Elles sont inhibées ou virtualisées. Le tout est alors moins que la somme des parties. Troisième étape : cela présente des difficultés pour notre entendement et notre structure mentale. Le tout est à la fois plus et moins que la somme des parties. » (C’est l’auteur qui souligne.)

Dans ses ouvrages sur La méthode, cet auteur précise que personne n’a, à sa connaissance, proposé ce paradigme qui fait que le tout est alors moins que la somme des parties. Ramenez au problème qui nous préoccupe ici qui est celui de la conscience, cela signifie qu’il existe des forces qui permettent son émergence, tout comme il existe des forces qui la contraigne, l’handicape ou l’annihile. On s’occupe beaucoup de problème de l’émergence de la conscience... et peu de celui des forces qui l’annihile.

C’est à mon sens une erreur capitale, car si l’on avait une bonne connaissance des deux faces de ce même problème, nous aurions une meilleure vision d’ensemble. D’où mon travail... en creux du votre que vous pourrez retrouver en filigrane de tous mes articles et en particulier sur ceux ayant pour titre « L’empathie, la conscience morale et la psychopathie » ainsi que dans certains commentaires comme ici ou là, pour ne pas chercher plus avant.

Quoi qu’il en soit, ayant parfaitement conscience (ce qui ne veut pas dire « tolérer ») de ce à quoi je dois m’attendre en abordant cette problématique par son autre face, la face obscure, et à lire certains commentaires ici, je m’abstiendrais dorénavant de commenter vos articles, mais cela ne m’empêchera toutefois pas de les lire.




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