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Gilles Mérivac 8 janvier 2018 16:32
Gilles Mérivac

Il est facile et même valorisant pour un journaliste de terrain de faire un reportage compassionnel. Pourraient-ils mettre un pied dans ces quartiers s’ils ne jouaient pas à ce jeu ? Peut-être une fois, mais la suivante, ils verraient probablement leurs caméras arrachées et des jets de pierre sur leurs véhicules. On atteint très vite les limites du reportage vécu.

L’empathie peut être positive s’il s’agit de réagir à des catastrophes imprévues comme des inondations ou des tsunamis, mais elle ne peut pas résoudre les problèmes de fond qui demandent de la réflexion et une action à long terme. Il n’est que trop évident qu’elle est utilisée à des fins manipulatrices.



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