SUR LA NATURE DE LA MATIÈRE NOIRE ET DE LA MASSE NÉGATIVE INVISIBLES
Bonjour à tous. Je découvre ce fil de discussion et j’aimerais y apporter quelques éclaircissements dans une optique de respect d’autrui comme le demande la charte de bonne conduite du site, et d’un débat scientifique sain. J’ai lu ici quelques fausses assertions à l’emporte-pièce avec comme souvent pas mal de biais de confirmation et parfois hélas de l’agressivité bien inutile.
Là où Alcyon a raison sur le fond (mais en s’exprimant souvent de manière moqueuse et condescendante, on sent une charge émotionnelle forte teintée d’une certaine amertume dans beaucoup de ses posts, c’est dommage) c’est que la « matière gémellaire » de masse négative du modèle Janus de JP Petit est effectivement un candidat alternatif à la classique matière sombre froide, de masse positive, du modèle standard ΛCDM actuellement en vigueur.
On peut reprocher à JPP son esprit frondeur, qui le pousse à critiquer le modèle dominant à matière sombre et à clamer « il n’y en a pas besoin de matière sombre ». Dans les fait, OUI, le modèle Janus repose sur la relativité générale et rend compte de la masse manquante mesurée dans l’univers par la présence d’une importante densité de matière invisible, ici de masse négative. La matière gémellaire (un terme qu’il n’utilise plus depuis que la théorie des univers jumeaux est devenue une théorie bimétrique décrivant un seul univers, le modèle Janus) est donc, conceptuellement et dans les faits, de la matière sombre de masse négative.
Ce que critique surtout JPP dans le modèle de concordance à matière sombre, c’est que cette dernière est « sortie de nulle part » et reste de nature totalement inconnue. Elle a été inventée parce qu’il manquait de la masse visible (historiquement, le problème de la courbe de rotation plate des galaxies, en survitesse périphérique). Par conséquent, on ne la voit pas (pas d’interaction électromagnétique) cependant elle « pèse » (interaction gravitationnelle). Toutes les expériences pour détecter directement les particules qui la constituent, principalement issues de la théorie de la supersymétrie, on échoué, depuis 40 ans.
Par ailleurs, le fait que ces particules de matière sombre sont invisibles mais possèdent une masse, c’est-à-dire qu’elles ne présentent pas d’interaction électromagnétique mais exercent une interaction gravitationnelle sur la matière normale, est là encore inexplicable par le modèle standard.
Tout comme la matière sombre froide, les particules de masse négative du modèle Janus sont elles aussi invisibles. Mais leur invisibilité (leur absence d’interaction gravitationnelle) est en revanche expliquée, puisque la masse négative évolue dans une métrique ayant un jeu de géodésiques distinct du nôtre, et y émet des photons d’énergie négative le long de géodésiques de longueur nulle distinctes de celles issues de notre métrique. Il est parfaitement licite en topologie de doter une seule et même variété de plusieurs métriques, les mathématiciens-géomètres le font sans sourciller, mais les astrophysiciens bugguent complètement ;) C’est sans doute la raison pour laquelle les mathématiciens-géomètres n’ont aucun problème à travailler avec JP Petit.
Autre différence majeure avec la classique matière sombre froide de nature inconnue et inexplicable : les particules de masse négative du modèle Janus n’ont rien d’étrange car leur nature est identifiée : c’est l’antimatière cosmologique, en symétrie CP et à flèche du temps inverse (symétrie T). C’est le modèle d’Andreï Sakharov, voir les deux derniers paragraphes de la page « Conditions de Sakharov »sur Wikipedia :
La « matière gémellaire » sombre est donc de l’antimatière de masse négative. C’est tout

Pas d’hypothétiques axions, de gluinos, de quintessence… dans le modèle Janus. Ce sont des antiprotons, des positrons, etc. en symétrie temporelle, donc avec une énergie négative.
Le fait que l’inversion de la flèche du temps (symétrie T) inverse l’énergie d’une particule (et donc sa masse si elle en est dotée) a été démontré par Jean-Marie Souriau, inventeur de la géométrie symplectique, dans Structure des Systèmes Dynamiques (Dunod 1970), partie III - Mécanique, chapitre 14 Description mécaniste des particules élémentaire, section Inversions d’espace et de temps, pages 197–200, et spécifiquement l’équation 14.67 :
Pour démonter la théorie Janus via l’angle de la masse négative (son articulation autour du Big Bang et de l’antimatière cosmologique, et la symétrie T inversant la masse) il faut donc préalablement démonter à la fois les travaux de Sakharov et ceux de Souriau, qui sont les deux piliers fondateurs de la théorie de JP Petit. Bon courage.