@ Fifi Brind_acier,
Les pervers défendent avant tout leur image... leur intérêts narcissiques donc et si les intérêts financiers suivent par la même occasion, c’est un plus. C’est toute la difficulté de les repérer en milieu professionnel : ils font alliance avec certaines personnes qui, elles, ne visent que leur intérêts financiers, car si tous les pervers narcissiques sont forcément manipulateurs, tous les manipulateurs ne sont pas pervers narcissiques.
Pour être juste : "
Ce qui
compte pour lui [le pervers narcissique] n’est pas d’être ni même d’avoir, c’est de paraître. De là vient ce profond
cachet d’inauthenticité (très bien vu
par Janine Chasseguet-Smirgel) qui s’attache à la perversion narcissique. De là
viennent également les rapports étroits de la mythomanie, tout comme de l’imposture,
avec la perversion narcissique : elle les relie, les chapeaute et les
englobe. On m’a dit quelquefois que le désamour de la vérité chez les pervers narcissiques
fait penser à la politique politicienne…« (Vous aimerez probablement cette citation vu quels sont vos engagements sur ce site.)

Puis, plus loin, parlant de la pensée perverse : »Ainsi, venant à peine de nous frotter à la
mythomanie, n’aurons-nous pas eu de long parcours à faire pour trouver la
paranoïa. Nous restons dans la zone d’une escroquerie
de la pensée.«
Et enfin, sur la pensée perverse en elle-même : »Autre
contraste : alors que notre pensée (à son meilleur…) se tisse comme une
enveloppe pour entourer – nimber – son objet, sans pourtant l’immobiliser, la pensée perverse, elle, ne vise qu’à emballer
et enfermer, confondre et poindre sa proie, dans un filet serré de
contrevérités et de non-dits, d’allusions
et de mensonges, d’insinuations et de calomnies. C’est une pensée pour
faire intrusion dans la préoccupation d’autrui, une pensée-poison, une pensée
pour démentaliser, dévaloriser et disqualifier l’autre ; une pensée toute
en agirs et en manœuvres, qui fragmente, divise, et désoriente.« (Ces citations sont extraites du livre principal de Racamier, le »découvreur" de la théorie de la perversion narcissique. En gras et souligné, c’est moi qui souligne ; en italique, les propos sont soulignés par l’’auteur.)
La définition exacte de la pensée perverse est la suivante :
« PERVERSE : PENSÉE PERVERSE. - (Ps, Cl, In) Désigne le type de pensée qui prévaut dans la perversion narcissique, présidant à la mise en oeuvre des conduites perverses, et subsistant à leur inhibition lorsque celle-ci s’exerce en vertu d’un empêchement extérieur.
Exactement à l’inverse de la pensée créative et de la pensée psychanalytique, la pensée perverse est tout entière tournée vers la manipulation d’autrui, l’emprise narcissique et la prédation. Experte en manœuvres, apparemment socialisée, capable d’essaimer et prompte à la persécution, la pensée perverse n’a aucun souci de vérité (seul le résultat compte) ; débarrassée de fantasme et d’affect, foncièrement disqualifiante, elle ne vise qu’à rompre les liens entre les personnes et les pensées. Toute tournée vers l’agir, le faire-agir, et le ’décervelage’, spécialiste en attaque de l’intelligence, c’est une pensée formidablement pauvre. » (Cette citation est extraite du petit dictionnaire Intitulé Cortège conceptuel que Racamier a pris soin de rédiger peu avant sa mort. Il est quasi impossible de comprendre son oeuvre sans cet outil. C’est moi qui souligne.)