@Monolecte
Pourquoi dites-vous
« vendeurs de croûtes » pour les peintres exposant en
galerie pour la vente ?
Pourquoi ce terme
péjoratif pour tous les artistes- peintres ?
Ceux-ci peuvent
d’ailleurs éviter les galeries de nos jours grâce à internet.
Quand on visite les
sites, on voit que les prix des œuvres varient beaucoup : c’est le
public, lequel dit-on pour les spectacles, « a toujours raison »
qui est responsable de ces hiérarchies. Internet permet de faire
connaître ses œuvres à l’étranger ce qui est un avantage
appréciable. Les étrangers, aisés, sont souvent prêts à payer
davantage les œuvres française qui profitent du prestige que la
peinture a gagné avec les Impressionnistes. Mais il faut évidemment
de la créativité ...
Le monde du livre
est également en train de connaître sa révolution internet.
Dans ce monde, la BD
tire son épingle du jeu car elle demande beaucoup de talents des
auteurs pour l’histoire et les dessins. La difficulté est pour les
romanciers qui, on le sait bien produisent trop : l’offre excède
largement la demande. Et les libraires qui promeuvent les romans
originaux à la différence des grandes surfaces, de moins en moins
nombreux et dont le niveau de vie baisse régulièrement, sont
obligés chaque mois de réexpédier des quantités d’invendus pour
accueillir la vague suivante.
Les éditeurs qui
doivent payer pour que ces livres soient détruits et le papier
recyclé, font comme les assureurs : ils utilisent l’argent de ceux
qui vendent bien pour compenser les pertes, impression distribution,
destruction des livres papier de ceux que le public a boudé, parfois
par méconnaissance.
Mais les maisons
d’édition de romans - car les livres documentaires qui peuvent
s’offrir en cadeaux de noël se vendent assez bien - sont elles-mêmes
menacées par un phénomène grandissant qui est l’auto-édition qui
aboutira à la vente directe de l’auteur à ses lecteurs par
correspondance.
En effet, les
auteurs ne proposent plus des manuscrits écrits à la main ou à la
machine à écrire, mais des textes informatisés qui sont
imprimables directement avec des imprimantes à fort débit.
Ils ont réalisé
les couvertures en couleurs.
Il n’y a plus
ensuite qu’à réaliser le brochage ce qui pour un imprimeur est
facile.
Hormis les frais
d’imprimeur ( il semble que celui-ci est souvent allemand !) et les
frais d’expédition, l’auteur encaisse la totalité du prix du livre
envoyé. Ce qui lui assure un revenu de complément appréciable dès
qu’il vend quelques centaines de livres.
Sur internet, il
existe des clubs de lecture où chacun peut envoyer les bonnes pages
de ses œuvres ou même le texte entier. Car s’il est apprécié, le
lecteur ou plus souvent la lectrice désirera un livre plus
confortable à lire.