Vous avez parfaitement compris le problème à un détail près que, c’est curieux, personne n’évoque dans les commentaires. La loi s’impose à ceux qui louent (dans le sens « mettent à disposition moyennant paiement d’un loyer » car en français le terme est ambiguë). En quoi est elle opposable à une plateforme qui « met en relation » ? Ce n’est pas Airbnb qui loue, c’est quelqu’un qui loue ses services pour proposer une location. Il faut quand même être sacrément totalitaire (genre facho, nazi, ou coco) pour considérer que vous pouvez être tenu pour responsable de la turpitude d’autrui !
Dans le cas des fameuse « résidences secondaires », vous avez parfaitement compris le problème des chômeurs pour qui mettre en location est un besoin de revenus, vous avez aussi les personnes qui sont en déplacement professionnel en province ou à l’étranger et qui ne veulent vendre leur appartement sur Paris parce qu’ils ont l’intention d’y revenir (les charges, par contre, courent et elles sont costaud sur Paris), les retraités qui vivent ailleurs à cause du coût de la vie et reviennent à Paris deux ou trois mois par an.... L’immense majorité des « résidences secondaires » parisiennes n’ont rien à voir avec des spéculateurs qui font commerce d’un malheureux appartement. L’idéologie qui sous tend à cette réglementation imbécile, c’est le nivellement par le bas, si cher à un certain nombre de lecteurs de ce forum. Il faut « interdire » la possession d’une résidence secondaire à Paris au nom du principe « tous pauvres ». Hélas, vous l’avez très bien démontré dans votre commentaire, ce principe conduit à l’écrasement de « petits riches » au profit unique des « gros riches ». Comme toujours avec le principe d’égalité, nous voyons cela par exemple avec l’éducation, le nivellement par le bas profitant aux plus riches qui sortent leurs enfants du système scolaire « nivelé » pour leur permettre de bénéficier des meilleures écoles....