"Les enseignants eux-mêmes sont en concurrence : ils doivent se battre
pour obtenir les meilleures classes quitte à faire la cour aux chefs
d’établissement."
Voila une affirmation qui ne va pas faire plaisir à beaucoup d’enseignants,
et un nouvel exemple de la naïveté et la maladresse de l’auteur.
Oui, beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à faire le siège du bureau de leur
chef d’établissement ou de son adjoint, lorsque sont élaborés les emplois du
temps et la composition des classes, afin d’obtenir des classes à priori
faciles et dépourvues d’éléments connus comme perturbateurs.
On en arrive ainsi à une situation paradoxale où les classes
« faciles » échoient aux enseignants chevronnés et expérimentés, tandis
que les enseignants débutants ou intérimaires (ou plus fragiles) héritent des
classes « difficiles ».
Mais on n’aime pas, dans les établissements, divulguer ces pratiques.