Encouragements pour l’esprit qui préside à la démarche de Moderatus.
Témoignage
pris sur place du lundi 14 mai 2018 d’un soldat israélien à la
frontière de Gaza.
« Je viens de rentrer à la
base dormir un peu avant d’y retourner… Je suis tellement écœuré
par la France, j’ai tellement envie de vomir quand je lis les
articles… aujourd’hui, j’y étais, j’étais à la barrière
de Gaza, j’ai tout vu.
J’ai vu les Palestiniens
manifester « pacifiquement » je les ai vus me jeter des
pierres, non pas avec les mains, mais avec des frondes.
J’ai vu des enfants de 10
ans, au milieu de la fumée provoquée par les pneus brûlés, du
gaz, dans l’espoir d’être blessé pour pouvoir m’accuser.
J’ai vu un homme, qui
aurait pu être mon grand-père, peut-être 80 ans, pousser les
femmes et les enfants vers la barrière avec des pierres, dans
l’espoir qu’un d’entre eux soit tué
J’ai vu des centaines de
Palestiniens, la haine dans les yeux, essayer de traverser la
barrière dans l’espoir de me lyncher, de me kidnapper, ou de faire
un attentat dans une des villes derrière moi
J’ai vu un Palestinien
essayer de me tirer dessus avec une Kalashnikov,
J’ai vu les Palestiniens
essayer de transporter par le biais de cerfs volants, des explosifs,
des cocktails Molotov, où des objets enflammés dans le but de
m’atteindre, d’atteindre des civils, ou brûler ma Terre…
Et moi avant ça, je les ai
prévenus, j’ai envoyé des tracts dans tout Gaza pour leur
demander de ne pas faire ça, j’ai passé en boucle au microphone
un enregistrement, en arabe, pour leur demander de ne pas faire ça,
je les ai presque suppliés de ne pas m’obliger à tirer sur eux,
mais eux l’ont quand même fait… et pire, m’ont envoyé leurs
femmes et les enfants…
Et après tout ça, c’est
eux qui « manifestent pacifiquement » et moi le
terroriste. »