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BRANSOLES 29 août 2018 12:36
La dépêche du midi le 29 août 2018
A Ramonville, tous les habitants ne sont pas universitaires, mais l’esprit est partagé par tous.
Bravo monsieur le maire.
J’espère que votre démarche ne fera pas monter les prix de l’immobilier dans votre commune.
Vous marchez dans les pas de votre prédécesseur que les toulousains n’ont pas su apprécier.
Compteurs Linky : le maire hausse le ton

Malgré la torpeur estivale, le compteur Linky a continué à alimenter la polémique ces dernières semaines. À l’instar de ses collègues de Blagnac (dès le 17 mai), Castanet-Tolosan, Arbas ou Portet-sur-Garonne, Christophe Lubac, maire de Ramonville-Saint-Agne, a pris un arrêté municipal le 26 juin, après avoir organisé une réunion publique, devant 180 personnes, entre Enedis et des associations de consommateurs.

Cet arrêté interdisait le déploiement généralisé du compteur Linky sur le territoire de la commune. L’arrêté précisait simplement que toute personne qui souhaite refuser l’installation de ce compteur communicant doit être respectée dans son choix, quelles qu’en soient les raisons. Il était demandé aux administrés souhaitant refuser cette installation d’apposer l’arrêté du maire sur le coffret du compteur électrique de leur logement et d’envoyer un courrier à la direction territoriale d’Enedis pour signifier le refus d’installation.

Deux cent cinquante familles ramonvilloises ont semble-t-il effectué les démarches demandées.

Enedis et son sous-traitant ont tout de même posé le compteur dans deux foyers concernés, et pour l’un d’entre eux, en présence de l’abonné. Alerté par ses administrés ces derniers jours, Christophe Lubac réagit : « Enedis doit savoir que je suis au courant de ces pratiques et que je les dénonce. Ces pratiques ne sont pas dignes d’un groupe comme Enedis. Les administrés ont fait la démarche pour s’opposer dans le cadre d’un arrêté municipal qui est exécutoire et légal, tant qu’il n’a pas été déféré au tribunal administratif et tant qu’il n’est pas déclaré illégal. Enedis et ses sous-traitants se comportent en toute puissance, pensant qu’ils peuvent aller contre les arrêtés municipaux qui sont réglementaires et légaux ».

En attendant une suite judiciaire — courant juillet, le préfet de Haute-Garonne avait demandé en vain au maire de retirer son arrêté —, Christophe Lubac hausse le ton : « Je veux ici rappeler aux 250 administrés qui ont fait la démarche de s’opposer, de ne pas hésiter, en cas d’installation forcée, à appeler la police municipale qui peut mettre une contravention pour non-respect d’un arrêté municipal. Je vais solliciter le procureur de la République car cela s’apparente à une voie de fait. C’est une question d’ordre public. »



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