@yvesduc
Thomas Guénolé est convaincant sur le caractère antisocial des politiques ultralibérales inspirées par Bruxelles et contraintes par les traités. C’est aussi celui que je trouve le plus argumentatif lorsqu’il explique la stratégie du plan A et du plan B.
Mais la limite est vite atteinte. Si on l’écoute, cette stratégie du plan A et B vise à réunir deux gauches réformistes :
Pour les tenants du plan A, celle qui croit en une concorde au niveau de l’UE sur des postulats sociaux en menant des négociations pour transformer l’UE en une UE sociale. En pratique, ce serait de renégocier de nouveaux traités européens. Celà relève de l’utopie politique.
Pour les tenants du plan B, celle qui n’attend rien de l’UE et qui veut imposer des « opt out » ou options de retrait, soit une UE à la carte, ce qui revient, en regard du programme de LFI, à avoir une option de retrait sur l’ensemble de l’UE, ou dit autrement, appartenir à l’UE mais en ayant politiquement plus rien à voir elle. C’est un Frexit en restant dans l’UE.
Au bout du compte, on s’aperçoit que cette stratégie plan A/plan, est une stratégie fumeuse qui vise à rassembler une gauche européiste à une gauche qui ne l’est pas. Et ça ne peut pas marcher tout simplement parce qu’on ne pourra jamais rassembler ceux qui croient en l’Europe et ceux qui n’y croient pas. Tout simplement parce qu’une grande partie du peuple de gauche, ne croient pas en l’UE, ne rêve pas d’Europe, la rejette et verrait d’un bon oeil le Frexit s’il n’était pas disqualifié comme une idée d’extrême droite. Cette gauche là n’est représentée par personne.