@Christian Labrune
Il semble que si tous les historiens (lesquels ?) s’accordent sur le fait que
Lénine serait le créateur des camps du goulag, c’est qu’il sont
historiens comme moi je suis évêque !
Le terme ’’goulag’’ désigne l’organisme qui gérait les camps et colonies pénitentiaires soviétiques . Ce n’est pas le goulag qui a créé ce type de camp qui existait déjà sous les tsars, Fiodor Dostoïevski y a fait un séjour de 4 ans :
’’En décembre 1849, le tsar Nicolas Ier, qui voulait décourager ses
opposants, organisa le procès truqué, puis la fausse exécution du groupe
Pétrachevski. Fiodor Dostoïevski en faisait partie. Il n’oublia jamais
cette épreuve ni les quatre ans passés dans les bagnes du tsar, sous
l’uniforme gris et noir, les fers aux pieds, parmi les voleurs et les
assassins. Hôtes involontaires du système pénitentiaire russe, tel
Dostoïevski, ou poussé par la curiosité comme Tchékhov (qui enquêta sur
le bagne de l’île de Sakhaline), les écrivains russes – comme
aujourd’hui Soljenitsyne ou Zinoviev – ont informé l’Occident sur son
existence et sa nature. En France aussi, le XIXe siècle a vu se créer
des bagnes colonisateurs. Mais, annonçant peut-être l’Archipel du
Goulag, le bagne sibérien est devenu le symbole de la répression
organisée par un régime autoritaire contre les intellectuels. Jocelyne
Fenner brosse ici un tableau précis et vivant du système pénitentiaire
de la Russie des Tsars entre 1825 et 1905. Des polices illettrées et
corrompues, une justice archaïque et un arsenal de peines allant du
knout à la déportation et au bagne, voilà en quoi consistait la machine
judiciaire russe. Après un voyage qui pouvait durer 18 mois, les exilés,
forçats ou déportés gagnaient leur lieu d’assignation : le bagne cerné
de palissades ou de miradors pour les uns, pour les autres un village
sibérien où ils s’installaient, tant bien que mal. Les conditions
d’existence de ces exilés sont encore mal connues et réservent des
surprises au lecteur. Jocelyne Fenner, dont c’est le premier livre, a
dépouillé des archives, des correspondances, des récits de voyage : elle
amorce ici la découverte d’une Russie qui n’a pas fini de fasciner et
d’étonner.’’
Descriptif du livre ’’Le goulag des tsars’’ par Jocelyne Fenner
source : https://www.cultura.com/le-goulag-des-tsars-tea-9782402513029.html
Par exemple, le camp de l’île de Sakhaline dont parle Soljenitsine dans ’’l’archipel du goulag’’ n’est pas une création de Lénine mais du tsar.
Anton Tchekov a visité durant 3 mois le camp de l’île de Sakhaline en 1890 et a publié un récit sur les conditions de vies des bagnards.
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%8Ele_de_Sakhaline
Les Russes, qui ne sont pas des tendres avec leurs criminels, n’ont jamais condamnés la sévérité des camps mais le fait qu’on y ait jeté des prisonniers politiques pour les mélanger à des droits communs qui agissaient sur eux en véritables kapo..