@phan
Je viens de consulter cet article. Je l’ai survolé, c’est toujours comme ça que je procède. Si, à l’issue d’un survol j’ai l’impression qu’il est intéressant j’en fais une lecture approfondie. Dans le cas présent je n’ai pas envie d’aller plus loin.
Il est énormément question des juifs sans qu’à aucun moment l’auteur nous précise ce qu’il appelle un juif.
C’est un peu comme si on disait de moi que je suis un catholique alors que je suis athée. Mais il serait tout de même dit et écrit des milliers de fois que les gens comme moi sont des catholiques pour la seule raison que nos parents ou nos grands-parents étaient catholiques. Et au bout du compte personne ne voudrait en démordre nous serions définitivement catalogués comme des catholiques.
Une autre chose me dérange dans ce genre d’article : la confusion entre bolchévisme et stalinisme. Faire du régime de Staline l’héritier du bolchévisme c’est aussi absurde que d’expliquer que Napoléon était l’héritier de Robespierre. Or, fort heureusement personne ne fait cet amalgame entre Napoléon et Robespierre. Il est pourtant certain que le régime napoléonien n’aurait pas existé s’il n’y avait pas eu la révolution française. Nous aurions alors continué à avoir un roi.
Pourquoi donc vouloir à tout prix faire de Staline l’héritier et le continuateur des bolcheviques alors qu’il les a tous assassinés, exécutés et que le système qu’il a mis en place est à l’opposé de ce que voulait les bolchéviques. On sait d’ailleurs qu’il a poursuivi de sa haine et de sa hargne Trotski jusqu’à le faire assassiner au Mexique. Non seulement il a exterminé tous ceux qui se réclamaient de Trotski en Russie mais il a aussi exterminé tous les opposants restés fidèle à la révolution en les accusant d’être trotskistes qu’ils le soient ou non. La cassure entre stalinisme et bolchévisme est encore plus évidente et plus nette qu’entre le régime de Napoléon et la révolution. Napoléon n’a pas exterminé ceux qui ont participé à la révolution.
Bref ! Sur toutes ces questions, je vous conseille de trouver d’autres auteurs qui soient des historiens reconnus comme tels par toute la communauté universitaire. Précisons que des historiens qui s’intéressent à l’histoire de la Russie doivent évidemment maitriser suffisamment la langue russe pour pouvoir accéder à tous les documents ce qui exclu les guignols comme Stéphane Courtois. Je ne sais pas ce qu’il en est à ce sujet pour vos auteurs.
Je vous conseille par exemple Jean-Jacques Marie et Pierre Broué.
La seule chose que j’ai vu d’intéressant dans l’article serait une utile comparaison entre le système carcéral dans la Russie stalinienne et aux USA. Je crois qu’ils se valent et qu’il faut, dans ces conditions, apprécier comme il convient toute la propagande produite aux USA contre les différents régimes russe (bolchévique, stalinien et sous Poutine). Toute évaluation doit être comparative.