@ Abolab
Vous dites — pour changer — n’importe quoi. La carie est apparue au néolithique.
’Et les glucides ? On pense tout d’abord au miel, qui régale nombre
d’animaux, de la fourmi à l’ours. Une peinture rupestre du Levant
espagnol, antérieure au Néolithique, représente des collecteurs de miel
entourés d’abeilles. Les fruits que nous consommons étaient inconnus des
Paléolithiques et les céréales sauvages ne poussaient pas en Europe.
Les baies fournissent quelques grammes de sucres rapides, mais elles
jouent encore, à la saison, un rôle important dans les pays du nord. En
fait, en dehors d’elles et de quelques maigres racines, la source
essentielle de glucides était sans doute les fruits du chêne et du
châtaignier. Mais ces arbres ne poussent qu’en climat tempéré et un
déficit apparaît en climat froid. Remarquons que les végétaux ne sont
jamais représentés de façon explicite dans l’art préhistorique.
C’est en raison de cette rareté des
sources de glucides, durant les périodes froides, que les hommes ont
fait une véritable chasse à la graisse, pour alimenter la production
hépatique de glucose à partir des lipides et des protides
(néoglucogénèse).’
’La carence en fluor a été incriminée dans la genèse des caries
dentaires. Il n’y a pas de caries dentaires au Paléolithique, sauf sur
un crâne très exceptionnel de Rhodésie. En revanche on observe de
nombreuses parodontopathies, liées à des défauts d’hygiène.’
’C’est à l’échelle mondiale que l’évolution s’est faite plus
sournoisement. Notre patrimoine génétique est sans doute demeuré le même
tout au long de notre trajectoire, mais notre organisme s’est modifié
depuis le Néolithique. Par exemple, la stature des humains a rapidement
diminué de quelque dix centimètres (indice d’une moins bonne nutrition)
et les caries sont apparues, de même que les épidémies, la tuberculose
et les cancers. Depuis la Révolution industrielle et le développement de
notre civilisation moderne, les maladies de surcharge sont apparues et
se sont multipliées.’
Ps : des fruits séchés dans votre cervelle enfumée avant tout, le végétarien idéologique.