Il ne faudrait pas oublier d’où vient le vent dominant :
de l’ouest.
C’est Milton Friedman qui est le dénominateur commun des
courants actuels. Il a balayé les conceptions du keynésianisme réformiste en
inventant la théorie du revenu permanent et l’introduction du taux de chômage
naturel. Pour lui, les politiques de relance ne peuvent que provoquer de
l’inflation contre laquelle il faut lutter.
C’est à lui qu’on doit l’instauration d’un taux constant de croissance de la masse
monétaire et le droit de la concurrence moderne.
Il a directement influencé les mouvements conservateurs et
libertariens américains, puis européens. Ses idées sur le monétarisme, la
fiscalité, les privatisations et la dérèglementation ont inspiré les politiques
économiques de nombreux gouvernements à travers le monde, notamment ceux de
Ronald Reagan aux États-Unis, de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, d’Augusto
Pinochet au Chili, de Mart Laar en Estonie, de Davíð Oddsson en Islande, de
Brian Mulroney au Canada et aujourd’hui de Macron en France.