La Sécu, longtemps endettée est arrivée à l’équilibre et devrait,
dans les années qui suivent, dégager un confortable bénéfice. De quoi
financer la misère des hôpitaux et des EHPAD qui manquent
scandaleusement de personnel, de quoi financer le « cinquième risque »,
celui de la dépendance ! Tè, fume… Pas bon ça Coco. La Sécu, faut
qu’elle soit en déficit, pour la déconsidérer dans l’esprit du public,
pour transférer toujours plus vers les assurances privées avant la curée
finale. Donc ce pognon, résultat de la saine gestion de l’institution,
va être - et légalement ! - siphonné par l’État !
Comment ? En transférant vers l’État les futurs excédents de la
Sécurité sociale mais aussi de l’assurance chômage et des retraites
complémentaires. La loi de programmation des finances publiques (LPFP)
votée fin 2017 prévoit une « contribution des administrations de
Sécurité sociale à la réduction du déficit de l’État ». La Cour des
comptes estime que la Sécu au sens large dégagera un surplus
« conséquent » chaque année, qui pourrait "atteindre
approximativement" 24 milliards d’euros en 2022. Y a bon la machine à
sou qu’il a pensé Micmacron ! Pour cela, Monsieur l’État dispose de la
part d’impôts qui financent en partie la Sécu (35,1 %). Quand une
cotisation est réduite ou supprimée, l’État compense généralement sa
perte pour la Sécu avec une part de TVA ou de CSG. Il lui suffira de ne
pas les rembourser. Et le tour est joué.
Ainsi, la « transformation » du crédit d’impôt pour la compétitivité et
l’emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales, privera la Sécu
d’environ 26 milliards d’euros selon la Cour des comptes !
Ainsi la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage qui va coûter un bras.
Ainsi la suppression totale des cotisations sociales au niveau du Smic, un coût de 4,5 milliards d’euros pris à la Sécu. Etc.
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