@Paul Leleu
Il faut faire attention au mot « populisme » dont le
sens varie selon celui qui l’utilise, mais aussi selon celui qui l’entend, ce
qui additionne deux confusions. La presse l’utilise souvent comme synonyme de
démagogie, d’électoralisme et d’opportunisme, mais vous semblez en faire une
sorte de « fascisme doux » à faux nez.
Il est vrai que, souvent, le terme « populisme » est
utilisé pour dénoncer les démagogues qui mobilisent les plus fragiles en flattant
des « bas instincts » bien connus comme le nationalisme, la xénophobie,
ou le racisme, ce qui déclenche les vieux réflexes sécuritaires.
Seulement voilà, si on est toujours le « populiste »
de quelqu’un, personne ne se déclare « populiste ». En fait, ce terme
est utilisé dans un sens péjoratif par ses opposants et en particulier les
classes dirigeantes ou les politiciens au pouvoir, pour amalgamer et critiquer
tous les « archaïsmes » et freins au développement de leur politique
qu’ils pensent détecter parmi le peuple. Cet usage n’est pas le vôtre, mais
comment l’interlocuteur peut-il le deviner ?