Au moins, le Kosovo, une ancienne province de la Serbie, c’était simple. Il y avait d’un côté, une gentille armée de libération des indépendantistes albanais du Kosovo, appelée UCK et alliée à l’OTAN, qui se battait pour la paix, les droits de l’homme, la démocratie et les pâquerettes. Et de l’autre côté, de vilains serbes, qui ne méritaient pas de vivre car « coupables » de nettoyage ethnique. Telle était l’équation du problème selon l’agent américain Bernard Henri Lévy.
Tout était une question de présentation : quand les serbes tuaient des albanais, c’était des nazis. Mais quand les albanais tuaient des serbes, c’était légitime. La piétaille serbe pouvait crouler sous les bombes, c’était pour son bien… les crimes de l’UCK passés sous silence, c’était normal…
Les journaux complices se sont chargés de relayer cette fable, pour plaire à leurs gouvernements associés à l’OTAN. On a fait croire à l’opinion publique qu’une guerre sans mandat de l’ONU, unilatéralement décrétée par la première armée du monde, était une oeuvre humanitaire…