L’écriture manuscrite est un moyen de communication.
Elle peut générer du bruit
par son esthétique et sa lisibilité ; elle n’est pas anonyme (voir plus
haut le graphologue).
Dans les années cinquante, mon apprentissage de l’écriture
se fit en scripte (la Carole de Charlemagne, c’est dire !…) avec une plume
Sergent-major en acier toujours trempée à mi-course – attention au surplus
bombé ! — dans un encrier rempli par l’instituteur, chaque lundi, de
Waterman bleue…
À la campagne, tous les après-midi de vacances d’été, j’allais
en compagnie de deux jolies cousines subir des cours d’orthographe dispensés
par une institutrice retraitée restée au village. Elle pestait contre ma pesante
lenteur, mes cousines ayant appris à écrire dans cette belle forme ronde et rapide
avec pleins et déliés dite anglaise.
À 76 ans bien sonnés, j’écris toujours avec ma carole
capétienne et quand je donne un chèque à un quelconque créditeur je m’amuse de
sa réaction…
On a les coquetteries qu’on peut.