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Surya 21 mai 2019 12:43
Surya

Bonjour C’est Nabum,

Je suis venue lire votre article car j’ai pensé que cela pourrait me réconcilier avec l’idée de la vie en collectivité, chose que j’ai détestée moi même étant petite (classe de mer en Bretagne à 9 ans, quelques colonies de vacances dès l’âge de 5 ans).

Tout ce que je demandais, c’était qu’on me fiche la paix et qu’on me laisse avec mes bouquins ou mes Pif Gadget (que les enseignants ou animateurs me confisquaient, un enseignant qui confisque un livre à un enfant, c’est le comble...), et c’était impossible, on venait me chercher et on m’imposait de participer aux ateliers collectifs de ceci ou cela, (exemple la peinture collective, on n’avait même pas le droit de peindre selon son inspiration, ses goûts personnels, il fallait faire selon la règle imposée par les animateurs), aux marches collectives en extérieur (personne ne s’intéressait à nous apprendre la différence entre les arbres et leurs noms, les plantes, etc, bref, on n’apprenait rien, il s’agissait juste de marcher, et rentrer crevés, apparemment c’était bon signe quand on était crevés...), organiser des « balles au prisonnier », collectives évidemment, et après tout ça il fallait être présents le soir aux veillées collectives... même pas le droit d’aller se coucher si on n’en pouvait plus.

Les autres gosses couraient dans tous les sens et ça m’insupportait, certains criaient, et le niveau sonore (que vous mentionnez trois fois dans votre texte) était également insupportable au bout d’un moment. Quand il m’arrive de passer devant une école à Paris (on n’a pas d’école à proximité ici) et que j’entends les gamins hurler, parfois des cris stridents à vous déchirer les tympans, dans la cour de récréation, je me demande comment les enseignants arrivent à supporter ça. 

La seule colonie de vacances que j’ai aimée, et ce fut ma dernière d’ailleurs, j’avais 14 ans (1978), on m’a envoyée au ski dans les Alpes, et j’ai eu la chance d’y rencontrer des ados comme moi, on s’entendait super bien, et des monos super cools qui nous laissaient faire ce qu’on choisissait de faire, on était entièrement libres, de rester à bouquiner dans son coin si c’était ça qu’on voulait,

d’aller skier où on voulait du moment que c’était pas dans la poudreuse, d’aller en ville avec les copines faire du lèche vitrine ou au cinéma, du moment qu’on leur disait où on allait et quand on comptait rentrer (question de sécurité tout de même).

On n’avait pas l’impression d’être en collectivité et on n’était forcé à rien.

Le soir, nos « veillées » (pas obligatoires évidemment) consistaient à mettre des disques, des Pink Floyds et autres groupes excellents, et les écouter, vraiment écouter, pas les mettre juste en fond sonore. Là, par contre, le niveau sonore ne me dérangeait plus, allez savoir pourquoi ha ha !

Je garde un super souvenir de ces semaines passées là bas avec eux.

Au fait, c’est quoi votre solution collective contre les duvets mouillés ?

Juste une petite remarque : je vous conseille, si je peux me permettre de vous donner des conseils, d’inspecter les gamins quand ils rentrent de forêt, histoire de vérifier qu’ils n’ont pas attrapé une tique ou deux. Mais peut être l’avez vous fait, et simplement pas mentionné.

Vous avez écrit un très bon article, et j’ai apprécié sa lecture, mais malheureusement la magie de la classe de découverte en collectivité n’a pas opéré sur moi... Ou pas encore, peut être... Je lirai donc les articles suivants.



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