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eddofr 21 mai 2019 14:12
eddofr

Je suis propriétaire de ma maison et j’ai trimé comme un forcené pour la payer jusqu’au dernier centime.

Alors oui, un baisse du prix de l’immobilier pourrait, sur le coup, me faire un peu mal là où je pense ...

Pour autant, si la baisse est générale, ma maison vaudra toujours la même chose, en matière de « capacité d’hébergement » (c’est à dire que je pourrais l’échanger contre un bien équivalent là ou le vent me poussera).

Alors oui, il y a une certaine injustice à ce que celui qui n’a pas, comme moi, fait l’effort de se serrer la ceinture pendant des années pour avoir une maison à lui, puisse soudain obtenir la même chose à moindre coût.

Mais en même temps, le monde est injuste, le hasard de la naissance ou des circonstances est un arbitre inique.

Alors je pourrais vivre avec et continuer à jouir de la sécurité et du confort que procure la possession de SA maison.

Mais ce que je crains, si l’on forçait une baisse du prix de l’immobilier, c’est que le pouvoir d’achat des masses augmentant soudain, les vautours se jettent sur cette nouvelle manne et qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle ne soit « absorbée » par une soudaine et massive augmentation du prix des biens de première ou de seconde nécessité.

Payer le loyer ou le crédit immobilier 50% moins cher, d’accord, mais seulement si la baguette ne passe pas aussitôt à 5 euros pièce et le beurre à dix euros les cent grammes ... (je n’ai rien contre les boulangers, c’est juste que la baguette est un exemple bien français du bien de première nécessité).

« Je suis content, mon loyer est passé de 800 à 400 Euros » disait l’ouvrier.

« Et ta tartine du matin est passée de 50 à 400 Euros par mois » lui répondit le marchand avec un sourire statisfait



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