Rosemar, en 196. (?) jeune et fraîche, émoulue de l’École
normale (peut-être), trimballe ses valises en septentrion et s’installe dans la
froidure humide qui moisit les os. Solitude, mélancolie… C’est bon pour la
poésie et l’introspection… mais une idée fixe corrode l’esprit : repartir !
Ma maman et ses sœurs qui jouèrent au soleil dans les
traverses de Mazargues et conservèrent un léger accent provençal toutes leurs
vies ne retournèrent jamais à Marseille préférant Myrelingue (Lyon) et ses
brumes automnales… Pourquoi ?
J’ai eu dans ma carrière à m’occuper d’un mineur lorrain en
reconversion qui, tout le jour, marmonnait un lamento nostalgique sur son pays
perdu… Il était bien logé, avait une belle perspective de carrière mais il est
reparti…
Allez savoir…