@Jonas
Bonjour
Jonas,
<
une
société basée sur la spiritualité,
la beauté divine, la réflexion, la méditation, la glorification du
temps
long > mais < notre
civilisation républicaine maçonnique, où l’homme
tout puissant a remplacé Dieu,
est bâtie sur l’instant présent, l’instantanéité,
l’immédiateté
>
Je
ne pense pas que l’homme s’imagine avoir remplacé Dieu. C’est
plus grave : il l’invoque, prétend avoir foi en Lui, mais agit
en l’ignorant.
Le
Pape François, dans une récente Encyclique, analysait ainsi la
situation : « (…) l’humanité de l’époque
post-industrielle sera peut-être considérée comme l’une des plus
irresponsables de l’histoire (…) il faudra inviter les croyants à
être cohérents avec leur propre foi et à ne pas la contredire par
leurs actions. (…) Ce qui arrive en ce moment
nous met devant l’urgence d’avancer dans une RÉVOLUTION CULTURELLE COURAGEUSE (…) Une stratégie de changement
réel exige de REPENSER LA TOTALITÉ DES PROCESSUS »
Nos
Actions s’appuient sur des Principes, lesquels sont adossés à
des Valeurs.
Les
Judéo-Chrétiens d’aujourd’hui, sont éclatés en une myriade de
branches, courants, mouvements et sectes. Combien ? 500 ?
5000 ?
S’ils
sont éclatés, c’est qu’ils se considèrent assez différents dans
les Principes et Actions pour ressentir la nécessité de se
distinguer, de se séparer.
En
outre, parmi les milliards de Judéo-Chrétiens, combien ont-ils
vraiment lu les textes de référence ? Parmi la poignée qui
l’ont fait, combien pourraient en tirer une synthèse ?
Serait-elle compatible avec ce que raconte le clergé de leur obédience ?
En
fait, dans les cérémonies religieuses, ce sont toujours les mêmes
sélections de textes qui sont lus et commentés : le clergé
nous « aide à avoir une opinion » de telle ou telle
manière sur tel ou tel sujet.
A
mon sens, avant de repenser les PROCESSUS, comme nous y invite
François, nous devrions REVOIR nos couples PRINCIPE-VALEUR. Pas
nécessairement en changer, mais certainement en mettre en avant
une petite poignée pour orienter nos vies de manière autonome.
C’est
pourquoi, j’apprécie Zoroastre car, avec un bouquet de quelques-une
de ses principes, on est déjà dans le temps long :
Rejeter
le mensonge.
Aider
qui fait le bien.
Protéger
les animaux et leur habitat.
Avec
ces trois-là, on est dans ce que l’on appelle aujourd’hui
l’écologie. Et la richesse n’est pas dans les finalités. Exit le
clergé.
C’est déjà une révolution. Une vraie. Qui nécessite de ’’tout casser’’ par étapes. Tout repenser, comme dit François.
Les
mouvements écologistes ont cette « particularité » de
penser d’abord aux autres avant de penser à son immédiateté
personnelle. C’est un premier pas. C’est une spiritualité qui
agit. Ce genre de mouvement a aussi l’avantage d’être transversal par rapport aux différents courants religieux ou de pensée.
C’est aussi un rêve fou, il me semble. Il est plus probable qu’il faudra que nos sociétés (et le reste du vivant) arrive au mur et s’y écrase pour que les survivants reprennent effectivement les choses en mains.