Une autre version :
Au Moyen-Age, on était ainsi persuadé que certains jours, à
minuit précise, les sorciers et les sorcières s’assemblaient dans un endroit
isolé pour invoquer le diable et commettre toutes sortes d’actes abominables.
Dans ces réunions appelées « sabbat » (par
dérision au rituel israélite) Satan se mêlait aux assistants, qui se livraient
à d’orgies accompagnées, disait-on, de sacrifices d’enfants. De surcroît, les
sorciers et les sorcières jetaient des sorts aux gens « normaux »,
qui n’adoraient pas le démon. Si la justice parvenait à s’emparer d’eux, les
participants à ces cérémonies appelés aussi les « chats » étaient enferrés (chaines, boulets…), torturés
et mis à mort, en général sur le bûcher, ou noyés.
Cette coutume des chats ferrés est à rapprocher de celle des
« chats fées noirs ». Les chats Foireaux et les chats Courtauds (chats
fées géants dépourvus de queue) étaient des démons qui se réunissaient au
sabbat pour deviser de leur méfaits.
Mais rien ne distingue un chat domestique d’un Chat
Foireaux, et adopter l’un de ces derniers amènait la perte de toute la famille.
Hypocrite, il faisait mine d’être apprivoisé, mais le moment venu, il crachait
dans la soupe pour empoisonner toute la maisonnée !
Il rôdait dans les cimetières où rôde la mort et, allongé
près des défunts, il attendait que l’âme prenne son envol pour la saisir et
l’entraîner ! Quant aux jeunes enfants... rien de plus naturel que de les
étouffer dans le berceau, voire de leur dévorer les doigts !
Il fallait alors savoir protéger son chat de l’influence que
pourrait avoir sur lui la rencontre avec un chat fée malfaisant en lui coupant
un petit bout de queue ou d’oreille, ou lui brûler par endroit le pelage.
Il faut savoir que tout au long du Moyen-Age les chats noirs
ont été accusés d’avoir conclu un pacte avec le diable. On pensait que les sorciers se transformaient en chats
pour commettre leurs méfaits. Chaque année jusqu’au dix-septième siècle, en
France, à la Saint Jean, des centaines de chats étaient brûlés vif dans de
gigantesques bûchers.