L’objectif de
Washington est clair : après avoir détruit les projets de gazoducs et d’oléoducs
qui devaient passer par la Syrie et par l’Afghanistan pour approvisionner l’Europe,
frapper l’Iran a pour but de remplacer le gaz russe en Europe par celui des USA,
extrait des schistes bitumineux. Déjà, depuis l’accord de « coopération
stratégique USA-UE dans le domaine énergétique » de juillet 2018, les
exportations états-uniennes de gaz naturel liquéfié (Lng) dans l’UE ont triplé.
Le centre de triage est la Pologne, et le « gaz de la liberté » arrivera jusqu’en
Ukraine, où le bras de fer avec la Russie est très lié à l’approvisionnement
énergétique.