@JC_Lavau
La question des degrés est un pacte entre l’auteur et le
lecteur, mais il est tacite et donc inaccessible aux non initiés, ce qui est désagréable
pour eux, forcément.
Ecrire : « Congelez vos enfants roux , on trouvera une
solution un jour » pris au premier degré semble être un texte injurieux envers
les roux, mais au second degrés , on peut comprendre que c’est une façon provocatrice
blague de dénoncer des propos racistes en général en choisissant les « roux »
de manière incongrue.
Exemple de troisième degré au début d’un repas :
« Gang de Homard »_degrés 3 par homophonie de :
« Bande de Batard »_ degrés 2 par blague vaseuse de :
« Bande d’Abrutis » _degrés 1 par calembour de :
« Bon Appétit » _ degrés 0 sans double sens ni métaphore ni
allusion ni jeu de mots ni calembour.
Il existe une infinité de degrés dans les articles de
Rosemar, mais la distribution de ses lecteurs sur l’échelle des degrés suit une
loi exponentielle négative : plus on avance dans le nombre de degrés au
moins le nombre de personnes qui comprennent se réduit. Je vous accorde que, pour
être en accord avec son public, Rosemar devrait
expliquer les différents degrés utilisés pour ne pas paraître à côté de
la plaque.