Lars von Trier a utilisé l’ouverture de Tristan et Iseult
pour illustrer son film « Mélancholia ».
C’est lent, très lent, une lenteur qui crée une tension et
donne au film sa tristesse ambiante par le caractère particulier de l’accord
lancinant et prolongé qui avait déstabilisé les musicologues au moment de la
création de cette œuvre par Wagner, car bien que n’étant pas dissonant, cet
accord et n’est pas facilement chiffrable. Certains estiment d’ailleurs que c’est
une ébauche vers l’atonalité, l’abolition des rapports hiérarchiques entre les
notes…
L’harmonie conventionnelle disparait, la recherche de sens
et le besoin de contrôle sont des barrières défensives servant à masquer
l’angoisse de l’inconnu et l’angoisse de l’impuissance humaine face à ses
phénomènes qui nous dépassent. C’est peut-être ça, la mélancolie ?
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