@Fifi Brind_acier
Quand elle s’exprime, ce qui est rare car il s’agit d’une
pratique non avouable puisque majoritairement clandestine et confiée à des
organisations maffieuses, la justification de l’immigration présente comme
argument l’existence de plus ou moins 300 000 emplois (peu importe le nombre) non
pourvus et cela malgré 3 millions de chômeurs (sous-entendu : "les
chômeurs français sont des fainéants qui ne veulent pas travailler"). Il
faut donc faire venir des étrangers qui acceptent les conditions proposées par
les employeurs.
Or, si ces emplois ne trouvent pas preneurs, c’est parce que
la rémunération proposée est insuffisante eu égard aux conditions de travail,.
Il suffirait d’augmenter les salaires dans ces filières pour régler le problème.
Ceux qui se plaignent de cette situation sont pourtant les premiers à parler de
« marché du travail » et à réduire le
dernier à une marchandise.
Or, ceux qui vénèrent la « loi du marché » lorsqu’elle
les arrange (c’est-à-dire quand elle tire les salaires vers le bas) la refusent et la contournent si elle risque
de diminuer le rendement du capital. Le véritable objectif de l’immigration est
de faire venir des personnes qui acceptent de travailler dans des conditions
moins favorables que celles revendiquées à juste titre par les salariés locaux mais
supérieures à ce qu’elles trouveraient dans
leur pays d’origine. C’est ce qu’on appelle fausser la loi du marché.
Cet appel à l’immigration déguisé sous des oripeaux
humanitaires ne concerne d’ailleurs que les activités ne pouvant pas faire
l’objet de délocalisation, procédé encore plus intéressant économiquement pour
les puissances économiques du « marché libre ».
Si l’UE est l’outil réglementaire qui encadre cette arnaque,
l’arbre de transmission, elle n’en est pas le moteur. Le moteur c’est le
système économique dit « ultra-libéral », pour ne pas dire
libertarien, issu de l’école de Chicago. Sortir de l’UE sans remettre en cause
ce système ne résoudrait pas la question : les dirigeants français
formatés par le moule des « young leaders », qu’ils soient roses
clair ou bleu pâle, ont monté qu’ils étaient tout-à-fait capables de mettre en
pratique les leçons apprises à Washington, Seattle ou Dallas sous les
projecteurs d’Hollywood.