@eddofr
Une première remarque. Je viens de relire l’article pour m’en assurer au cas où j’aurais mal lu et je confirme que le mot « complot » ne se trouve que dans le titre et avec un point d’interrogation. L’article énumère une série d’éléments troublants qui peuvent faire croire à une enquête orientée.
Une deuxième remarque. On pourrait conclure que les enquêteurs se sont forgés la conviction de la responsabilité des quatre accusés sur base de preuves matérielles irréfutables pour ainsi écarter tous les élément à décharge. Je suis curieux de voir cela au procès.
Troisième remarque. Le système BUK n’est pas un MANPADS. Il est couplé à une station radar et ne peut être manipulé que par des militaires hautement spécialisés. Le quatre accusés n’ont pas ce profil. Si le missile a été lancé du côté rebelle, il ne peut avoir été tiré que par l’Armée russe. Vu son haut niveau de professionnalisme, je ne la voit pas confier un tel matériel à des « civils » et en perdre le contrôle.
Je sais que des avions ukrainiens ont été abattus pendant la période précédente. J’ai beau avoir cherché, je n’ai pas trouvé à quelle altitude ils se trouvaient et par quel type de missile ils ont été abattus. S’ils ont été abattus par des BUK, la responsabilité russe devient crédible sinon elle est quasi nulle.
Quatrième remarque. J’ai beau avoir creusé, je ne trouve pas un mobile. Quel intérêt auraient eu les Russe à abattre un avion civil ?
Cinquième remarque. Je me demande pourquoi la piste d’un attentat contre l’avion présidentiel russe qui a la même silhouette et les mêmes couleurs et qui passait à proximité aux même heures (retour d’Amérique du Sud) n’a pas été explorée.
Sixième remarque. Le pilote militaire ukrainien, Vladislav Volochine, s’est suicidé selon l’enquête. Il est peut-être intéressant d’en savoir plus sur ce natif de Lugansk. Il n’avait pas hésité à bombarder des villes du Donbass à bord d’un SU-25. Il avait été abattu mais il avait réussi à rejoindre les lignes ukrainiennes dans les jours précédant le drame du MH17. Un technicien a déclaré quelques mois plus tard que Vladislav Volochine était revenu de mission extrêmement perturbé ce jour fatidique. Il disait : l’avion n’était pas le bon. Il était au mauvais endroit au mauvais moment. Il est à remarquer que les Ukrainiens disent qu’aucun avion de guerre n’a volé ce jour-là et que les radars ne fonctionnaient pas. Volochine a quitté l’armée deux ans plus tard. Il avait reçu la décoration de l’Ordre du courage deux jours après la chute du Boeing. A 28 ans, il a rapidement trouvé une place de directeur général adjoint de l’aéroport international de Nikolaev. Il s’est donné la mort le 18 mars 2018 après avoir reçu un appel téléphonique qui l’avait fort perturbé la veille.
Chacun pensera ce qu’il veut mais moi, cela me rappelle des morts mystérieuses de témoins après un assassinat célèbre en 1963. Il est vrai que pour cette affaire-là, il n’est pas inconvenant de parler de complot. Il y a d’ailleurs quasi unanimité à le dire.
Normalement, quand on fait une enquête digne de ce nom, il faut explorer toutes les pistes et fermer les portes une à une au fur et à mesure qu’elles s’avèrent fausses.
Je serais très étonné si le procès arrivait amener des éléments de preuves inédits. avec la méthode qu’ils ont choisie
Je comprends votre argumentation concernant l’implication ou la responsabilité d’un Etat dans un événement mais ici, c’est une affaire très sensible et il faut comprendre que la Russie prépare sa défense et prend les devants.
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