Bonjour, Shalom, Salam,
Je viens de lire la totalité des postes ainsi que le fil sur le WTC7, et croyez moi c’est long, fatigant, intéressant parfois, parfois criant de mauvaise foi, dans un sens ou dans l’autre.
Mais là où je suis complètement abasourdi c’est de voir un pauvre malheureux, troll par essence, qui dès la lecture d’un nom crie haro à l’antisémitisme, « Salomon Brothers Building », 1er commentaire du fil. Je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer mais les effets ne se firent pas attendre, la provocation lancée, il n’y avait plus qu’à compter les points.
Alors je pose la question, va-t-on continuer la guerre des boutons longtemps ? Pour moi les cours d’écoles, en tant qu’élève, sont loin et même si parfois j’en ai quelques nostalgies, je me fais une règle de regarder vers l’avant quand il le faut, et cet avenir n’est rose pour personne ni pour les proaméricains ni pour les contre, ni pour les sionistes, ni pour les anti-israélien, et tous ces gens qui, en paix, s’étripent à qui mieux mieux.
Pendant ce temps la masse compte les points, la masse des sans noms, ceux qui du jour au lendemain pourraient se trouver face à face, en première ligne, sans avoir ni animosité, ni amour, juste conscient de la bêtise.
Il y en à marre de ces tours de passe-passe, du juif qui traque l’antisémitisme, de l’autre qui traque le faux pas, de l’arabe qui revendique avec raison, du chrétien qui pleure l’incompréhension. Nous sommes tous dans la galère que gère la liberté et celle-ci n’autorise pas l’imbécillité, la couardise ou les finasseries, sans se sentir brûlée aux pieds, et nous sommes tous garant de son intégrité.
Je suis Juif, mais ne le revendique pas, tant qu’on a pu me traiter d’antisémite ou de raciste, j’ai pu me battre pour défendre les idéaux musulmans, moi l’athée, prendre partie pour les turcs contre la stupidité d’une loi scélérate, j’ai défendu le Liban contre l’infamie guerrière, je me suis élevé contre les abus historiques, je n’aime pas les portes de l’histoire scellées, moi historien, petit-fils de déporté je n’ai pas peur d’ouvrir les pages de mon passé.
Les convaincus, les détenteurs de dogme, d’idéologie me font peur.
Lorsque je vois un Juif s’approprier le Sémitisme, le Musulman défendre le terrorisme, le Chrétien justifier des paroles liberticides ou communautaristes, je sens une alarme se déclencher en moi, lorsque je vois une infamie au nom d’un état, d’un peuple, d’une nation ou d’une race j’entends les hurlement de cette liberté chérie.
A vous lire tous, j’aime discuter avec vous, vous contredire, j’aime me moquer, j’aime me défendre, me tromper, exagérer, mais jamais je n’apprécie l’once de haine qui viendrait poindre, cette haine qui bave, qui rougit le visage, sortir les veines, couler la sueur. Je suis exaspérer de voir la bêtise se faire humaine, quand on a tant à recevoir ou à offrir qui éclairerait nos faces de sourires et de rires, il y a tant à pleurer dans ce monde de souffrance mortifère.