Les origines sumériennes de la bible sont évidentes. L’Épopée
de Gilgamesh a connu un très grand succès durant toute la haute Antiquité et a
servi de matrice à bien des mythologies.
Il est mentionné dans deux fameux parchemins des Manuscrits
de la mer Morte datant du premier siècle av. J.-C., écrits en araméen. C’est l’un
des « géants » nés de l’union entre des démons et des mortelles, symbolisant la
pensée des Gentils qui seraient issus de démons.
De natura animarum de Claude Élien (début iiie siècle), une
œuvre grecque de l’époque romaine le mentionne : un passage parle du roi
Seuchoros de Babylone qui fait jeter par-dessus les murailles son neveu nommé Gilgamos. Mais un aigle rattrape l’enfant
qui devient ensuite roi de Babylone, conforément à la prophétie que son oncle
voulait conjurer.
L’Épopée de Gilgamesh a aussi influencé le Récit de Buluqiya
dans les Mille et une nuits, les héros des deux récits étant chacun un jeune
roi partant à l’aventure pour obtenir l’immortalité. Les filiations entre les
religions du livre ne sont plus à démontrer.