@Olivier Deville
Les choses seraient sans doute plus claires si on faisait la distinction entre taux de létalité et taux de mortalité. Pour mémoire, le taux de létalité, c’est le nombre de mort par rapport au nombre de contaminés. (Explication de la baisse radicale de ce taux quand on prend l’estimation — réaliste — de Pasteur et non les chiffres fantaisistes du gouvernement, qui n’a testé personne.) Le taux de mortalité, c’est le nombre de morts par rapport à la population. En l’état des choses, il s’agit du taux de létalité divisé par 18 (ou un peu moins).
Les demeurés qui trouvent des nombres extravagants de victimes appliquent le taux de létalité à la population. Les plus malins l’appliquent au pourcentage de la population susceptible d’être contaminé, mais en gonflant à l’outrance ce chiffre (70% de personne contaminées, par exemple, ce qui ne se voit jamais). Le zinzin en chef Neil Fergusson, qui a flanqué la panique dans le monde, a péché par ce genre de biais. Notons qu’il le fait depuis 20 ans comme le démontre (sans le nommer, mais c’est flagrant quand on enquête) le dernier livre de Raoult.
En utilisant correctement ces facteurs fondamentaux, on pouvait calculer à l’avance le taux de létalité et de mortalité.
Ce qui permet de démontrer l’inanité du confinement.
Il y a une autre méthode qui consiste à considérer le profil des victimes. Sans trop entrer dans le détail, deux chiffres suffisent : âge médian des décès, 84 ans, et pourcentage de plus de 75 ans parmi les victimes (75%). Ces gens travaillent-ils, fréquentent-ils les écoles, sont-ils tous les jours dans les transports en commun, forment-ils l’essentiel du public des restaurants, des cafés, des théâtres, des cinémas et des salles ou des manifestations sportives ? Pour les EPAHD (près de la moitié des morts quand même) la réponse est massivement non. Pour les autres, surtout ceux qui comptent parmi les plus fragiles, c’est à peu près la même chose. Même réflexion pour les grands malades, qu’on trouve surtout... dans les hôpitaux et les services de réanimation, et ce à longueur d’année.
Une piste à suivre et à développer...
Mais nous n’empêcherons jamais les catastrophistes de remonter à l’assaut. Il y a les purs imbéciles, nous ne citerons pas de nom ici, mais aussi les spécialistes de l’effondrement de tout poil (climatologique, financier, migratoire) les « opposants » intéressés et paresseux (LR, RN et LFI) les journalistes abrutis ou vendus (voire les deux) et tous les responsables politiques et « scientifiques » de la macronie qui ne savent plus comment se tirer de ce merdier sans passer pour des imbéciles criminels. N’oublions pas le personnel soignant (qui en rajoute avec les meilleures intentions du monde, mais qui finira par marquer contre son camp) et tous les névrosés bien gentils qui finissent par apprécier leur incarcération parce qu’ils ont peur du monde et des autres. Avec une mention spéciale pour les parents qui veulent garder leurs enfants en prison pour les protéger d’un danger inexistant.
Bref, ce n’est pas gagné, mais on ne baisse pas les bras !
PS : Quand la mortalité d’avril sera connue, ils nous parleront de mai, puis de l’année prochaine, tant qu’à faire. Ce sont des croyants, et contre la foi, on ne peut rien.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

