@ l’auteur
Pascal Praud, journaliste de CNEWS, s’est étonné du silence des autres médias.
Autour de moi, peu de gens parlent des banlieues par rapport à ce qu’il s’y passe depuis le début du confinement, à la limite j’ai pu constater plus d’exaspération de voir les Parisiens ou le patron du Medef partir sur les routes pour passer le confinement dans un endroit de leur choix. J’ai également entendu plus de critiques sur le gouvernement, par rapport aux consignes (notamment les plus récentes) de laisser les banlieues gérer le confinement à leur guise, que sur les banlieues elles-mêmes.
J’y vois une raison très simple ; les parisiens ou les gens influents sont critiqués par manque de respect des règles communes qui devraient s’appliquer à l’ensemble de la population française, mais je doute qu’on réfléchisse de la sorte pour les banlieues.
Tout se passe comme si au fond la sécession de ces territoires avait été intériorisée et avalisée, et que les affaires internes à ces zones ne relevaient plus tellement de questions liées à la société française (en un mot, que « ça ne nous concerne plus »). Et que du coup, on parle peu des banlieues parce qu’il s’agit d’un sujet secondaire, et que l’on privilégie toujours l’actualité nationale à celle de l’extérieur.