N’y aurait-il pas une sorte de contradiction à déplorer à la fois :
’Quand il n’y a aucun fil directeur tout le monde navigue à vue, mais sans savoir où il va.’
et
’conflits d’intérêts entre les décideurs’
Le maître argument en faveur de la désignation d’un chef étant censé imposer à tous une même ’direction’ (peu importe laquelle) pour éviter que, prises de façon anarchique, toutes les directions individuelles ne s’annulent les unes les autres.
(N’est-ce pas une prétention à faire dépasser l’adaptation darwinienne par l’infaillibilité acquise - souvent par la vertu d’un scrutin forcément bien particulier - par un seul individu ?)
Toute la question démocratique est-elle ailleurs que dans le nombre des décideurs !
cf le célèbre ’du contrat social’ :
« Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, ....
Les différences deviennent moins nombreuses et donnent un résultat moins général.
Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres,
vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ;
alors il n’y a plus de volonté générale, et l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier. »