@Emile
Je me suis mal exprimé. Je voulais dire que les Asmonéens de l’époque de Jean-Baptiste sont pharisiens depuis la fin du règne d’Alexandre Jannée.
Remontons à l’époque de Jean Hyrcan 1er. Je pense que les Pharisiens avec qui il se brouille au profit des Sadducéens sont les ancêtres à la fois des Pharisiens et des Esséniens. Ce sont ceux que vous appelez Assidéens.
Ces Pharisiens/Assidéens sont persécutés par Alexandre Jannée sans doute avec la bénédiction des Sadducéens. À la fin de son règne, il cherche à se réconcilier avec eux. Ceux qui acceptent cette réconciliation retournent à Jérusalem sous le nom de Pharisiens. Ceux qui la refusent s’exilent dans le nord sous le nom d’Ebionites (nom hébreu) ou Esséniens (nom grec).
Zacharie, père de Jean-Baptiste, assure le service du temple de Jérusalem. Il ne peut donc être essénien puisque les rouleaux de Qumran nous rapporte que leurs auteurs sont en rupture avec le Temple. Si Simon (dirigeants esséniens) est si long à suivre Jésus, c’est parce que le mouvement a été lancé par un « traître » pharisien.
Dans cette perpespective, l’Évangile de Jean serait à considérer comme un véritable manuel destiné à convertir les Pharisiens. Leur point de vue y est développé pour mieux y être contré. Dans les trois autres Evangiles, on est beaucoup plus dans le registre de l’invective et de la condamnation.
Jean aurait écrit son évangile pour convertir les Pharisiens pendant qu’André ou Pierre écrivait celui dit de Marc pour convertir les Esséniens. Paul tente une synthèse des deux avec Luc mais brise le tabou de la Loi provoquant une crise. Matthieu essaie de recoller les morceaux en laissant chacun de suivre la Loi ou non.