Un mot sur les récentes déclarations d’Alain Cocq.
Au motif qu’il est catholique, il réfute le mot de « suicide » pour qualifier sa démarche dont la finalité est pourtant létale.
Il dit mettre en oeuvre le processus de fin de vie prévu par la loi Léonetti. Or, ce n’est pas le cas car les malades en « fin de vie » pris en charge dans le cadre de cette loi sont placés en état de « sédation profonde », et donc privés de toute consciente de leur euthanasie.
Le processus conscient dans lequel est engagé Alain Cocq relève donc bien d’une démarche de « suicide ». Et c’est tout à son honneur dès lors que la finalité, outre sa propre mort, est de faire avancer les textes législatifs afin de permettre à d’autres de bénéficier d’une aide le moment venu si leurs souffrances sont devenues intolérables et incompatibles avec la notion même de ce qu’est une vie.