@ZenZoe
« Quod gratis asseritur gratis negatur. »
(« Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve. »)
Vous pensiez renverser la charge de la preuve (que les Français ont une légitimité à contester des contraintes arbitraires)
en argant que :
« les Français ne sont toujours pas fichus de faire la part entre leur petite liberté individuelle et ce qu’on appelle l’intérêt général ».
Mais cette assertion, de votre cru, n’est ni notoirement consensuelle, ni prouvée (« pas fichus de ») , ni même pertinente en regard des prétentions ’démocratiques’ de notre Constitution.
A quelle ’étude randomisée en double aveugle’ vous référez-vous pour publier une telle assertion ?
Dans une démocratie de frères égaux en dignité, qui se permettrait d’imaginer ses frères incapables d’avoir eu autant que soi-même de loisir de lire, comprendre, et approuver,
dans l’essai ’Du Contrat social’, le fameux passage suivant qui nous dispense de la maladresse de vos leçons de morale ? :
« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. »
Avez-vous bien conscience que un « intérêt général » (ou ce que vous nommez ’intérêt collectif’) ne saurait être reconnu qu’en conséquence de la Volonté générale« suggérée dans ce fameux essai ?
Vous n’avez en rien prouvé que ce que vous voyez comme »la voie de la précaution avec le port du masque« soit considéré comme une vérité biblique, un consensus démocratiquement validé ou un fait »scientifique« sur lequel s’accorderaient les positions contradictoires des spécialistes !
Toutefois, certes, tous les vrais démocrates continueront de vous accorder votre »petite liberté individuelle" à vous imaginer en mesure de connaître, sans les avoir consultés, les Français et leur volonté générale.