Vies vaines et ratatinées ou bien oser respirer
C’est bête, vous n’avez pas cité la fin, c’est la partie que je préfère. L’idée d’être réduit à « exister contre », le virus que l’on prend pour le monstre et cette qualification de petite chose vaine, dérisoire, ratatinée que l’on devient sous l’emprise de la peur de tout.
(...) « marcher est un risque respirer est un risque dès le premier pas le premier souffle dans la vie ou alors vous ne vivrez pas resterez plantés entre vous et votre ombre petites choses immobiles muettes et dérisoires vénielles vaines vies plus vaines encore de n’être pas vivantes vies enclouées de continuer d’exister exister contre contre et contre contre tout qui menace le ciel la rue et la main de l’autre le sol qui glisse le virus monstre qui guette le gras dans l’artère (...) »