@CN46400
En effet le capitalisme dérégulé fonctionne ainsi, mais est-ce bien le modèle idéal pour l’humanité ? Transporter des marchandises sur des dizaines de milliers de kilomètres (on va actuellement jusqu’à affréter des avions de ligne sans passagers pour bourrer les soutes de produits importés), être dépendant de fournitures extérieures en période de pénurie (on l’a vu pour les masques et médicaments lors du pic épidémique), faire disparaitre des emplois dans certaines régions du monde, tout cela sont des conséquences néfastes de ce type d’approche.
Mais, de la part des Chinois,
« exiger un taux d’intégration local » aux produits qu’on leur vendait ne relevait en aucun cas du capitalisme, mais de l’intérêt national. Alors, oui, les entreprises se sont alors lancé dans les délocalisations compétitives selon les principes du capitalisme, non pour réduire les prix mais augmenter les marges. Mais pourquoi nous, Européens, devrions nous renoncer à cet intérêt national ou continental qu’on reconnait à la Chine, au titre d’un capitalisme pur et dur ?
Si Trump, malgré ses extravagances, débordements et turpitudes personnelles, a quand même recueilli 70 millions de voix aux dernières présidentielles étasuniennes, c’est qu’il a réintroduit l’intérêt national dans le pilotage économique de son pays, au bénéfice de l’emploi et du pouvoir d’achat -même si, à l’intérieur, les règles du capitalisme étaient appliquées plus que jamais-.